Le désert libyque


Le désert de l'ouest égyptien ,aujourd'hui fui par les hommes, demain  (peut-être ) poumon vert de l'Egypte

Sans le Nil, l'Egypte n'existerait pas. Ce pays n'est en fait formé que de déserts. A l'est , le désert arabique occupé par le Sinaï et ses montagnes escarpées, habité par quelques bédouins, est inaccessible. A l'ouest le désert libyque est jalonné par les oasis comme Siwa, Baharyia, Farafra, Dakhla  et Kharga. Au milieu de ces deux zones désertiques le Nil trace un sillon verdoyant qui donne sa vie à la terre des Pharaons depuis des millénaires.
Un grand danger menace l'Egypte , notamment son delta.Vaste zone cultivée,  c'est aujourd'hui le territoire nourricier de l'Egypte, particulièrement de sa gigantesque mégapole, le Caire.
Or la montée des eaux de la Méditerranée infiltre lentement les terres du delta les rendant infertiles. Seul le palmier dattier peut survivre dans les terrains salés. Les observateurs prévoient que dans 50 ans , il faudra retrouver de nouvelles terres.
Le désert libyque a lui de grandes réserves d'eau dans son sous sol. Les palmeraies des oasis sont toutes irriguées par des sources dont l'eau est canalisée et distribuée vers les parcelles cultivées. Les fellahs possèdent tous leur source dont l'eau est amenée à l'air libre par des moteurs électriques. Le système d'irrigation est  ancestral et son usage remonte à l'époque romaine certains disent même aux Perses.
L'eau affleure parfois à quelques mètres, parfois plus profondément. Il suffit de forer pour la voir jaillir. Après c'est le miracle :
suffisamment arrosé, avec le soleil généreux du désert le sable devient verdoyant.







A Bawiti et sa voisine Qasr, les maisons sont approvisionnées gràce à un système hydraulique extrèmement sophistiqué . Des canaux souterrains distribuent l'eau quotidiennement , conservée dans des citernes sur le toit des maisons. Un seul problème : l'horaire de distribution est aléatoire, matin ou après-midi, on ne sait jamais quand. Cela s'annonce par le bouche à oreille (ou le téléphone arabe, comme vous voudrez) : Maïa, Maïa!
Cette eau est souvent chaude, certaines sources atteignent 50°,elle est très chargée en fer qui rougit à l'air, teintant les canaux et les bassins.
Cette richesse latente du désert libyque n'a pas échappé à certains . On voit aujourd'hui de nouvelles plantations d'arbres et une forte spéculation sur le prix des terrains est en train de se faire jour, au détriment des locaux dont les faibles ressources ne leur permettent pas d'acquérir de grandes surfaces.
Sur le plan écologique , c'est une bonne chose de voir reverdir le désert. Mais la réserve d'eau du sous sol du désert est-elle inépuisable? Le désert est constitué de dépressions qui le situent en dessous du niveau de la mer. Ces eaux ne sont pas fossiles, comme le pétrole, elles proviendraient des eaux pluviales équatoriales a priori renouvelables

 
 



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