Bawiti, jouxtée par Kasr est la capitale de l'oasis de Baharyia et son centre administratif .
La rue principale goudronnée mais truffée de nids de poules (et de dos d'ânes) est bordée de nombreuses boutiques : épiciers, marchands de légumes, outillages divers et mille choses qu'on trouve toujours quand on demande. S'il n'a pas l'article demandé, le commerçant se fera un plaisir d'aller le chercher ailleurs pour vous l'apporter. Avant Kasr, la rue continue et se divise à partir d'une mosquée, en deux directions : Farafra d'une part, Siwa d'autre part (celle-ci réputée difficile et demandant l'aide d'un guide confirmé).
Grainetier Fruits et légumes Restaurant Marchand ambulant Vêtements
L'intérieur de Bawiti est fait d'un lacis de ruelles parfois très étroites au milieu de vieilles maisons de briques crues. Les maisons sont jalousement fermées sur des cours dans lesquelles se déroule la vie des familles. C'est là que travaillent les femmes : préparation des repas, lavage du linge, cuisson du pain dans les fours traditionnels
On est frappé par le nombre d'écoles .
Ce sont de grands batiments très modernes de plusieurs étages cernés de hauts murs. Les enfants partent à l'école vers 7h30 et rentrent vers 13h30. Les écoliers portent des uniformes de couleurs variées, petites filles et petits garçons toujours très propres. Il y a des écoles primaires , secondaires et coranniques ainsi que des écoles spécialisées.
Après les écoles , ce sont les garages qu'on remarque. Le nombre impressionnant de vehicules 4x4 de marque presque exclusivement Toyota occupent , vu leur grand âge, de nombreux mécaniciens.
Ecole Ecole et mosquée 4x4 Toyota vieille Jeep Chevrolet taxi Sinon Bawiti dispose de deux postes de police (l'un dédié au tourisme), une caserne militaire et de pompiers, un hopital, des médecins, dentistes, pharmaciens et tous les professionnels de santé sans oublier des vétérinaires.. Un petit centre administratif timbre des papiers mais Baharyia dépend du Caire pour la plupart des documents officiels Informations pratiques
A la descente du bus dans le centre, à peu près au même endroit, on trouve:
- le kiosque de vente des tickets (à acheter la veille de son départ)
-la banque pour le change des billets et un distributeur (ne donne que des livres égyptiennes)
-un hôtel central où l'on peut se rendre à pied (la plupart des autres hôtels sont à la périphérie)
-un restaurant dont le propriétaire Bayoumi est un personnage haut en couleurs
-quelques boutiques de vente d'objets artisanaux (attention, il faut négocier- on attend le touriste) -un garage pour vidanger sa voiture.(on trouve de l'essence non loin de la police touristique)
Pour ceux qui veulent donner des nouvelles à leur famille, plusieurs possibilités s'offrent à eux : un central téléphonique évitant de se ruiner en cartes de téléphone et des kiosques internet pour lire et envoyer ses mails. La plupart des hôtels disposent de fax. Vente des tickets Banque Bayoumi Garage Aiman
Popular restaurant Ou se loger
De nombreux hôtels et camps s'offrent aux visiteurs et pour toutes les bourses , mais beaucoup sont éloignés du centre. Cependant une fois contactés les propriétaires déléguent une voiture.
Pour circuler à l'intérieur de Bawiti on dispose plutôt des 4x4 des guides , les taxis et les bus existent, mais sont réservés aux grands trajets. Il est possible de louer des bicyclettes.
Les locaux utilisent les Chevrolet , des pick up aménagés avec des bancs à l'arrière , rustiques et pas chers.Il n'y a pas de tuk-tuk comme dans certains quartiers du Caire ou des careta comme à Siwa. Pas de calèches comme à Louxor Les plus âgés des habitants utilisent largement les ânes pour se rendre dans les palmeraies soit perchés dessus, soit attelés à une charrette. Les plus jeunes privilégient les motos : (hyper nombreuses et pas chères ) qu'on ne craint pas d'éreinter avec 3 ou 4 passagers. Le plus classique c'est le transport familial : un enfant sur le réservoir, le chauffeur, un autre enfant bien serré entre père et mère.On voit peu de chevaux et les chameaux sont dans les paturages.
A Baharyia , oasis très religieuse, on ne badine pas avec la prière qui est suivie scrupuleusement par tout le monde. Dès l'appel les hommes se rendent dans les nombreuses mosquées (le moindre village a une pièce réservée à la prière) Les boutiques baissent leurs rideaux puis l'activité reprend une demi-heure après. Car on s'active à toute heure jusqu'à fort tard ( l'Egyptien est plutôt léve-tard et assez couche-tard)
Les professions les plus exercés sont fonctionnaires, commerçants , fermiers et en grande partie guides de safaris. Beaucoup cumulent les emplois : qui travaille dans la palmeraie accompagne aussi les touristes (quand il y en a , l'été étant la morte-saison de juin à octobre). A la période de la cueillette des dattes, toutes les familles s'y consacrent , les hommes dans les arbres , les femmes au triage dans les cours.C'est un travail très pénible toujours en période de chaleur. Les fruits sont pesés, mis en boîte et emmenés au Caire. Que peut-on voir à Bawiti et ses alentours
Non, non on ne circule pas, il y a beaucoup à voir :
A l'intérieur ,
-les sites archéologiques et les fameuses momies dorées.
-Le musée héritage de Mahmoud Eed
-le grouillement du marché A la périphérie
-la montagne des Anglais et son fortin
-le lac Marun , avec les dunes et les oiseaux
-les ruines de Muharib le long de la route du Caire.
-la pyramide ou djebel dist.
-les jardins et palmeraies
-les villages comme Aguz,Zabew,Mendicha, Gabella, Hara, et plus loin Heiz.